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Lost World Tour 22 : le débrief

Toutes les photo par Mauro Melis

The Cure a achevé le mardi 13 décembre à Londres sa tournée européenne, entamée le 6 octobre à Riga en Lettonie. Et c'est le moment pour analyser tout ça, en tirer quelques enseignements... et donner mon impression.

Alors que retenir de ce Lost World Tour 22 ? Avant de s'attaquer à une analyse des setlists, parlons un peu de l'ambiance générale autour de cette tournée...

The Cure assure sur scène !

Pour moi, le premier constat est que le groupe tient la forme ! Tous les membres ont pleinement assumé leur rôle sur les scènes des 44 villes où ils ont joué. Avec une mention spéciale à Robert Smith. Du haut de ses 63 ans (il est né le 21 avril 1959), le leader de The Cure continue d'assurer en live. Surtout, et c'est peut-être le point le plus surprenant, sa voix ne bouge pas, elle conserve ce ton si particulier avec toujours une grande justesse. Certes il a eu quelques soucis en fin de tournée, avant les 3 concerts finaux de Londres, mais cela ne l'a pas empêché de faire le show. On a senti à chaque concert de ce Lost world Tour qu'il prenait beaucoup de plaisir à se retrouver devant son public, au point d'avoir du mal à quitter la scène après l'ultime rappel.

D'ailleurs, il n'y a pas que Robert Smith qui semble heureux : les autres membres du groupe sont également dans le même état d'esprit. On a senti une bonne cohésion entre eux. Mais cependant avec un "petit" bémol et c'est d'ailleurs le point suivant que je vais aborder...

Le retour de Perry Bamonte

Le 6 octobre, nous avons eu la surprise de voir Perry Bamonte de retour au sein de The Cure. Et c'est un vrai plaisir de le retrouver ! Je l'ai souvent dit : pour moi, il est un élément très important de The Cure et son départ avait suscité beaucoup de questionnement parmi les fans. Certes, il n'est pas un guitariste aussi technique et rapide que Porl "Pearl" Thompson ou Reeves Gabrels. Mais ses interprétations, aussi bien au piano qu'à la guitare (surtout depuis Wild Mood Swings avec le retour de Roger O'Donnell), ont toujours été d'une grande justesse et collaient parfaitement à "l'esprit Cure". Un jeu simple, inspiré et efficace.

Mais son retour est à nuancer car on voit bien que son rôle est, en toute franchise, accessoire. Sur les anciens titres, j'ai eu du mal à percevoir sa guitare. Sur les nouvelles chansons en revanche, qui font la part belle aux claviers et aux nappes de synthé, on comprend mieux quelle est sa place, en soutien des mélodies principales de Roger O'Donnell.

Mais la chose qui me chagrine le plus, c'est le manque d'interaction entre Perry Bamonte et les autres membres. Sur les concerts auxquels j'ai assistés et sur toutes les vidéos que j'ai pu voir, je n'ai jamais observé d'empathie ou de complicité entre les autres musiciens et lui. C'est notamment frappant sur les fins de concerts, quand tout le monde quitte la scène : alors que Reeves Gabrels prend très souvent Simon Gallup par l'épaule où qu'il donne une tape amicale à Robert Smith ou Roger O'Donnell, Perry Bamonte va seul sans que personne ne fasse attention à lui. Je n'ai jamais vu un membre du groupe avoir un geste amical envers lui. On peut légitimement se demander si l'ambiance est si bonne que ça... L'impression que j'ai, c'est qu'il y a The Cure d'un côté et Perry Bamonte de l'autre...

Les nouvelle chansons

Robert Smith avait prévenu : il y aurait de la nouveauté sur ce Lost World Tour. Mais il avait également été dit que l'album serait sorti... Donc quelques doutes subsistaient avant le 6 octobre. Mais la première date à Riga les a vite balayés. Et de quelle manière ! Alone et Endsong ont ainsi été jouées dès ce premier concert. Et le public a pu découvrir tout le potentiel de ces nouveaux titres, bientôt rejoints au fil des shows par And Nothing Is Forever, A Fragile Thing et I Can Never Say Goodbye. Soit 5 extraits de Songs Of A Lost World, le futur nouvel album de The Cure qui, d'après le tracklisting qui a fuité sur Internet, compte 10 titres. Une mise en bouche qui laisse présager de très très bonnes choses...

Les Chansons jouées

Quand on est fan de The Cure, on est habitué aux setlists à rallonge et aux concerts marathons. Ce Lost World Tour allait-il rester fidèle à la réputation du groupe, capable de jouer plus de 3 heures ?

En jetant un coup d'œil aux statistiques de la tournée, on voit que la durée moyenne d'un concert est de 2 h 36 mn pour, également en moyenne, 27 chansons jouées. Si on compare avec les tournées précédentes, on voit que The Cure raccourcit ses shows : 31 titres joués par concert en 2016 et 36 en 2008. Il faut remonter à l'année 2000 et le Dream Tour pour voir des setlists de moins de 30 chansons. Ci-dessous la setlist type de la tournée :

Source : setlist.fm

Est-ce surprenant ? À mon avis, pas vraiment. Car Robert Smith a quand même passé la soixantaine, tout comme ses petits camarades, à l'exception de Jason Cooper qui n'a "que" 55 ans (Roger O'Donnell est le membre le plus âgé avec 67 ans). Et quand on sait que The Cure a enchainé des concerts chaque soir ou presque, on pourrait même dire que c'est une performance remarquable quand on sait l'effort à fournir (physique mais également mental, surtout pour Robert Smith vu la nature très personnelle des nouvelles chansons).

Et surtout, un concert ne se résume pas à un aspect quantitatif : peu importe le nombre de titres joués du moment que c'est bien fait et que c'est intéressant à écouter.
Sur le premier de ces deux points, il n'y a absolument rien à dire : The Cure en live, ça envoie du lourd ! La maitrise est parfaite et les titres sont interprétés à la quasi perfection. Je dis "quasi" car pour moi certains arrangements sont superflus, comme les cymbales de Jason Cooper sur le break de A Strange Day, qui à mon avis desservent la chanson. Mais honnêtement, toutes ces petites remarques que l'on peut formuler sur certains titres sont au final très anecdotiques. Le résultat global est excellent.
Sur le deuxième point, sur l'aspect "intéressant", il faut être honnête et reconnaître que Robert Smith est resté dans zone de confort concernant les setlists. Pour cette tournée 2022, The Cure a joué 50 chansons différentes (et on pourrait même ramener ce chiffre à 48 avec 10.15 Saturday Night et Killing An Arab jouées chacune une seule fois de manière exceptionnelle le dernier soir à Londres). Si on compare avec les 2 tournées précédentes (4T Tour de 2008 et le 2016 European Tour), ils avaient respectivement joué 76 et 70 chansons. Mais le point intéressant est, plutôt que de comparer le nombre, de regarder les différences/similitudes avec la dernière tournée de 2016 :
- Sur les 50 titres joués en 2022, 41 étaient déjà sur les setlists de la tournées de 2016
- 5 titres sont extraits du nouvel album (Alone, And Nothing Is Forever, A Fragile Thing, I Can Never Say Goodbye et Endsong) donc ne pouvaient bien sûr pas être joués en 2016
- Ce qui laisse seulement 4 chansons jouées uniquement en 2022 par rapport à 2016 : Cold, Faith, The Drowning Man et The Figurehead.

Un constat étonnant quand on sait que The Cure, avec 6 musiciens sur scène (et notamment 3 guitares), a la possibilité de jouer à peu près n'importe lequel des titres de son répertoire. Certes, tous les albums ont été interprétés (à l'exception du The Cure de 2004, mais ça on ne peut pas leur en vouloir...), mais Robert Smith aurait pu aller piocher dans des choses un peu plus "exotiques" pour constituer ses setlists. À titre très personnel, je citerais uniquement pour l'album Wish : A Letter To Elise, Apart (jouée uniquement sur le Wish Tour et jamais depuis ! C'est une hérésie ! 😁), To Wish Impossible Things, This Twilight Garden. Mais le discographie du groupe étant ce qu'elle est, il serait impossible de lister toutes les perles à leur disposition et qu'on aimerait entendre live !

Sans oublier ce qui a fait grincer les dents de certains fans hardcore, à savoir le second rappel dédié uniquement aux singles. Mais honnêtement, c'est quand même bien de terminer sur des chansons qui fédèrent autant un public et donnent envie de sauter dans tous les sens... 😁

Il y a cependant une subtilité qui pour moi fait beaucoup de différence : l'ordre des chansons. Prenez l'exemple du concert de Paris avec cet enchaînement totalement dément : At Night, Charlotte Sometimes, The Figurehead et A Strange Day (et on pourrait inclure Burn avant At Night, cette chanson étant un sommet de maîtrise de The Cure).

C'est un art du tracklisting que possède Robert Smith, ça on ne peut pas le lui enlever. Il a le don de construire des concerts homogènes et allant crescendo, même avec des titres connus et ultra connus. Et les nouveaux morceaux s'intègrent, à mon avis, parfaitement dans ce schéma.

Pour conclure...

Cette tournée 2022 a été sous bien des aspects une réussite. Il est vrai qu'on aurait pu avoir des setlists un peu plus originales. Mais comme toujours avec The Cure, c'est interprété avec brio. On voit bien que Robert Smith a un profond respect pour son public, et que chaque soir il fait tout pour offrir le meilleur concert possible, même si tout est décidé à l'avance (aucune surprise au niveau des rappels, c'est deux à chaque show).

Quant à Perry Bamonte, restera-t-il dans le groupe ? Le reverra-t-on sur la tournée US qui devrait se dérouler en 2023 ? Son nom apparaitra-t-il sur Songs Of A Lost World ? Beaucoup de questions... Et très bientôt les réponses ! Enfin, espérons...

Concernant les fans, je n'ai pas été surpris de voir l'entraide et le désir de partager cette passion de The Cure. Ils ont été nombreux à diffuser les concerts en streaming depuis leur téléphone portable, acceptant au passage de ne pas les apprécier à 100 %. Mais avec la satisfaction d'avoir virtuellement ouvert les portes d'une salle de concert à des centaines d'internautes (une petite pensée pour les fans outre Atlantique n'ayant pu faire le déplacement... Patience, vous y aurez droit en 2023 !).

Pour celles et ceux qui souhaitent entretenir la magie (et patienter jusqu'à ce nouvel album...), il reste toutes les vidéos et enregistrements de ce Lost World Tour 22 (l'appellation d'origine Cure Tour Euro 22 conviendrait mieux) que je partage (quand j'y pense...) sur le profil Twitter de Pictures of Cure. Pour ça, la meilleure adresse reste Cure For All !

Allez... Prochaine étape : les annonces du nouvel album et de la tournée "reste du monde" de The Cure !

28 thoughts on “Lost World Tour 22 : le débrief

  1. Merci pour cet article! J’anime eu l’occasion de les voir à Anvers (pour la onzième fois). Tout ceci est bien juste! Merci à The Cure et au public j’ai pu faire partager ce plaisir à ma compagne.

  2. Merci pour cet article pertinent qui colle parfaitement à mon ressenti. Ce fut de fait une belle tournée. Le fait qui m’a sans doute le plus marqué est la voix de Smith. Le temps ne semble définitivement ne pas avoir de prise sur elle. Je n’ai fait que la date parisienne (hautement supérieure à celle de 2016) et les émotions ont été nombreuses. J’ai profité pleinement du moment même s’il reste difficile de ne pas se dire que les concerts par la force des choses se feront de plus en plus rares. Qu’importe en définitive, j’ai fait mon stock de souvenirs et même si ceci ne reste plus à prouver, je me suis encore dit qu’avec ses hauts et ses bas, The Cure est unique.

    1. À mon tour de dire que je suis d’accord avec ce que tu as écrit !
      La voix de Robert Smith ? Immuable…
      Paris 2022 mieux que Paris 2016 ? Y’a pas photo…
      Les concerts vont se raréfier ? Certainement…
      Des souvenirs en stock ? On en a plein la musette…
      The Cure est unique ? Définitivement…

      Merci pour ton commentaire !

  3. Excellente analyse. Pour les avoir vus à Nantes, c’est tout à fait exact. Même sentiment pour Perry. Jouant dans un groupe, je partage le fossé qui sépare le groupe de cet artiste. Mais c’est aussi l’état d’esprit de cette tournée: une symbiose musicale avec des états psychologiques du moment différents. Et à souligner l’attitude enjouée de Simon Gallup, changeant de côté de scène afin de voir tout le monde, tout comme Reeves venant compléter le tableau. Merci The Cure, Merci à Picturesofthecure.

    1. Vu 2 fois the cure dans les années 80
      C’était « mon groupe » et quand ils ont apparus devant moi la 1 ere fois à Bordeaux,j’étais dans un état second…puis dax concert copie conforme à celui qui à eu lieu à orange.
      Cette période où l’album the head…venait de sortir,l’album entier jouer en live plus les anciens comme 10.15 saturday night,fire in cairo ,M,Killing an arab pour finir,ça pogotait grave…
      J’ai décidé de ne pas aller les voir à Bordeaux en 2022…
      J’ai matait sur you tube ,regardait la set -list.suivant les villes.
      Vos commentaires sont tops ,qualité de la voix de bob jsuis OK, qualité des musiciens.
      Bien que ce batteur …je préférerais Boris plus fin,ouais gallup fait toujours la gueule ( punk)
      Bref on pourrait dire aussi que certains morceaux sont très longs ,que close to me sonne creux .je n’ai jamais trop kiffé ce titre.
      Et mon bob aurait pu faire un effort sur la coiffure.lol.
      J’aime toujours the cure mais j’ai préféré rester sur mes souvenirs de jeunesse.
      Salut à tous .

  4. Belle analyse Jeff.
    Pour cette tournée, je me suis fait un grand plaisir avec 6 dates : Genève, Lyon, Montpellier, Bordeaux, Nantes, Paris.
    J’avais un peu peur de la répétition … Rien de tout ça. Les trois premier concerts très différents, juste en changeant l’ordre des titres et en ajoutant 3/4 morceaux. L’expérience a été géniale. Et les titres sélectionnés … un bonheur pour moi.
    Quand à Perry, je rejoins ton point de vue avec un petit bémol. Au retour pour les rappels, il est arrivé plusieurs fois au coté de Smith en papotant. Et sur la fin, il y avait plus d’échanges avec le groupe. Quant à ce qu’il apporte musicalement ???

    J’ai trouvé que le format de 2h30 / 2h45 était très cohérent et plus équilibré que la tournée de 2016 ou les sets étaient trop long.
    Il faut prendre aussi en compte que le set principal est quand même très sombre. La durée pour moi était parfaite. Et le rappel pop justifié, comme un soupape de sureté histoire de libérer l’atmosphère.

    En résumé, une tournée sublime, un groupe vivant et des nouveaux titres que j’ai trouvé de grande qualité et extrêmement touchants. Vivement l’album !!!

    1. Hello ! Ça faisait longtemps !
      Oui assez d’accord avec toi concernant la durée. Si c’est trop long, il y a forcément des baisses de régime pendant le concert. Mais là, on ne s’ennuie pas une seconde et tout s’enchaîne bien.
      Merci pour ta contribution !

    2. Merci pour cet article, je suis allé à Nantes pour les voir. Ce fut une très belle soirée. J’ai hâte de les retrouver dans les bacs. Ce nouvel album sera à n’en pas douter une merveille.

  5. Merci pour la justesse de votre article, vous en devenez coutumier. Je partage aussi tout ce qui a été dit précédemment. Je les ai vu deux fois sur cette tournée (Nantes et Paris). Et dès le 1er soir, j’ai été gêné de voir Perry Bamonte complètement à part, me demandant sérieusement ce qu’il était censé apporter à un groupe bien rodé depuis l’ossature de 2012. Au concert de Paris, je me suis dit que Bamonte devait peut-être être là juste pour faire le « back-up » avec Robert Smith sur quelques parties de guitare et pour augmenter les nappes musicales sur les nouveaux morceaux. Mais je n’ai pas la vérité. Je m’attendais à un clin d’oeil au 30ème anniversaire de Wish, mais rien (et ce n’est pas grave). Quant au tunnel de singles sur le second rappel, je ne partage pas l’idée qu’il faut partir le coeur léger. Je préfère un bon mélange. D’ailleurs, en quittant Bercy par Faith à Paris 2008, on s’est tous dit qu’on avait vécu quelque chose d’émotionnellement fort, même si ce n’était pas un single dansant. Malgré tout cela, la magie opère à chaque fois, le groupe est en joie, Smith en pleine forme, les nouvelles chansons sont très bonnes et intenses, … et cette tournée restera un très bon souvenir.

    1. Merci pour ton commentaire !
      Concernant les rappels, il y a plusieurs recettes possibles : jusqu’en 2022, on avait des rappels très orientés « mélancolie », avec des singles/titres légers joués le plus souvent en mainset. Maintenant c’est le contraire. Dans un cas comme dans l’autre, je trouve que ça fonctionne bien !

  6. Hello et Merci Jeff pour ce recap
    Pour ma part je n’ai fait que Paris, mais c’était incroyable ( sans commune mesure avec le faiblard 2016, et même bien meilleur que le très bon Rock en Seine de 2019).
    La setlist stabilisée autour de titre plus mélancolique ou dark cela me va ( bon surement qu’on a été plutôt bien servi à Paris aussi ) même si il y aurait pu avoir d’autres « deep cuts » ( « Apart » est un super exemple, vu qu’en plus c’était les 30 ans de Wish) . Perso Je suis ok avec l’idée de moins de titres tournants si cela enlève la peur d’avoir « Wrong Number », » Why Can’t I Be you », « Lovecats » ou « Hot Hot Hot » :-))
    En dehors de la motivation, envie et qualité du groupe qui semblaient sans faille sur cette tournée , j’ai l’impression, contrairement à pas mal de monde, que le retour de Perry est quand même un plus musicale. C’est effectivement assez chelou le manque d’interaction avec lui ( même si j’aime bien son attitude super laidback/ dans la lune) , mais je trouve qu’il étoffe pas mal le son, le rend plus massif. C’est evident sur les titres claviers ou il fait des nappes quand Roger fait les leads, et sur les titres à guitare il double surtout les parties de Robert Smith, qui ducoup peut se concentrer sur le chant ( et quelle réussite à ce niveau on est tous d’accord j’imagine).
    Si vous matez une video de « Endsong « c’est évident, la ligne mélodique hypnotique à trois notes que Robert fait sur la partie instrumentale continue alors qu’il ne touche pas sa guitare sur la partie chantée et que Reeves fait du Hendrix , c’est donc Perry !
    bon vivement la suite , je suis super hypé par ce nouvel album alors que je n’attendais plus grand chose

    1. Merci Christophe pour ce loooooooong commentaire ! 😉
      Et merci pour tes précisions concernant le rôle de Perry Bamonte. Avec du recul, il est vrai que même à la guitare il apporte quelque chose.
      Et je crois que beaucoup n’attendaient plus grand chose de la créativité de Robert Smith… Mais que les sceptiques ont été agréablement titillés par ces nouveaux titres. Comme tu le dis, vivement la suite !

  7. il me semble que charlotte sometimes a été jouée en 2016 a LA .mais puet tre ailleurs aussi je dois verifier 😉

    1. Je te le confirme ! Charlotte Sometimes a été jouée 14 fois en 2016 en Europe (Londres, Barcelone, Bilbao (où on était ensemble), Montpellier, Amsterdam, Rome, Milan, Bologne, Vienne, Munich, Lodz, Hambourg, Copenhague et Oslo) et 7 fois aux USA.

  8. Merci pour ce commentaire éloquent, très juste, argumenté et complet, cela fait plaisir de voir qu’en tant que fan, nous ne somme spas si isolé que j’en ai l’impression parfois. Dans mon entourage, il n’y pas pratiquement pas de fan et encore moins de « spécialistes » connaisseurs.
    J’entretien depuis maintenant près de 40 ans une relation importante avec cette musique qui fait partie intégrante de ma vie et de ma personnalité.
    Sans que je puisse expliquer pourquoi, je suis en connexion avec celle-ci, et Robert Smith est la seule personne au monde qui provoque chez moi ces sentiments.
    je n’ai jamais été quelqu’un qui idolatre qui que ce soit. J’ai été sportif de haut niveau et jamais un sportif ne m’a fait réver et encore mois ému à ce point.
    Robert Smith est une personne hors norme et je pèse mes lots, à beaucoup de points de vue.
    Au delà des talents unanimement reconnu dans l’univers musical en général et rock en particulier en tant que chanteur, musicien et auteur/compositeur, je pense que c’est une très belle personne.
    Combien de personnes célèbres ont eu une vie amoureuse aussi stable et sincère que celle qu’il entretien avec Marie qui est et restera sa seule femme ?
    Qui, à 17 ans est intéressé et apte à lire les oeuvres de Camus (en français qui plus est) et de parler d’existentialisme au travers d’une de leurs chansons?
    Combien d’artistes décide de ne pas suivre le mainstream, et de ne pas rentrer dans le conformisme souvent imposé aux artistes?
    Pas mal d’albums ont été enregistrés avec des morceaux qui ne sont pas formatés pour passer à la radio.
    Combien de groupes ont autant influencé le monde de la musique?
    Combien de chanteurs ont un look à ce point reconnaissable et immuable dans le temps?
    Combien d’artistes peuvent prétendre à une carrière aussi longue et variées?

    Pour en revenir à cette tournée, j’ai eu la chance de les voir à 3 reprises: (Helsinki, Lyon et Montpellier).
    Voici mon point de vue:
    Je suis toujours ému lors des concerts, notamment, encore une fois par Robert Smith. I dégage pour moi quelque chose de sincère et touchant. Comme il le dit lui-même, il est surpris (et ce depuis el début) de voir un tel succés qui n’était pas attendu, ni même espéré. Et être encore là, 45 ans après avec un public toujours conquis, et, phénomène nouveau, de nouveau -jeunes- fans d’une vingtaine d’année.
    Le choix de la set list est assez judicieux dans la mesure où le registre est éclectique, avec 3 grands « domaines »: Les vieux morceaux de la « grande époque », et en particulier des albums Pornography, Seventeen seconds, et bien sur Disintegration. Ensuite, les nouveaux titres qui sont particulièrement émouvant et porteur de messages forts. Enfin, même si personnellement c’est vraiment pas mon kiff, les morceaux commerciaux.
    Sur la durée, on est tout de même sur des concerts assez longs de plus de 2h30 (qui peut en dire autant?).
    Bref, pour moi c’est une tournée qui requière le respect: 46 dates sur 2 mois… chapeau !
    A chaque fois on ressent l’engagement du groupe, il ne se moque pas de leur public ! On est loin des tournées des vieux groupes qui ont eu du succès et qui font des concerts « réchauffés » sans surprise et pour le tiroir caisse !
    L’on peut ressentir ou tout simplement voir l’émotion de Robert lors de ses interprétations, avec même des larmes très sincères lors des titres tels que « Alone » ou « I could never say goodbye ».
    Robert semble presque « timide » et géné face à temps d’amour de la part du public, et qu’il est vrai que les départs de la scène le révèle parfaitement.
    Ce que je regrette c’est que les autres membres du groupe ne soient pas plus mis en avant et s’efface face au leader.

    Pour finir, ce que j’aime avec ce groupe c’est que la plupart des gens ne les connaissent pas et/ou ont une image préconçue et fausse.
    Cela est assez « normal » dans la mesure ou la majorité de nos congénères se font « attraper » par la musique commerciale diffusée par les médias et ne connaissent presque que cela.
    Apprécier the cure demande à sortir des sentier battus, demande du temps et surtout c’est au premier abord une musique « difficile », car elle possède des sonorités inhabituelles, atypiques, mais également une ambiance très particulière.
    Aux premières écoute, la plupart des personnes vont avoir un rejet, vont fuir et ne pas aimer, soit parce que ils considèrent que c’est trop « sombre », « torturé » et « pesant », soit parce qu’ils n’ont pas la sensibilité ou ne ressentent pas l’émotion qu’un fan peut ressentir.
    C’est aussi ces raisons qui me satisfont et que je reste fan: ne pas suivre « la foule » et ne pas faire « comme tout le monde » !
    The cure est un groupe unique, pour moi, et de loin, les meilleurs que la scène musicale ai peu nous offrir. C’est une chance de pouvoir vivre cela de son vivant et encore à ce jour !

    Je caresse l’espoir de rencontrer Robert un jour !

    1. Tu décroches la palme du commentaire le plus long ! 🏆
      En tout cas merci, je sais que rédiger ton message et donner tes impressions ont demandé beaucoup de temps.
      Tu as bien résumé le groupe et son univers, notamment celui des fans. On se sent parfois seul dans son coin. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles j’ai créé ce site en 2001 car j’avais besoin de partager ma vision du groupe et d’échanger avec d’autres fans. Je ne vais pas tomber dans le cliché et parler de « famille » mais il est vrai que les fans de The Cure sont, pour ceux que j’ai eu la chance de croiser ou de fréquenter, très bienveillants entre eux et font preuve d’une grande ouverture d’esprit.

  9. J’ai eu le plaisir et la chance de voir 6 concerts lors de cette tournée (Madrid, Anvers, Liévin, Paris, Wembley 1 et Wembley 2), mon record ! 2 assis (debout quand même) et 4 en fosse, dans les 10 premiers mètres derrière la barrière.
    Fan depuis 86, je ne me lasse pas (21 concerts en tout), j’écoute à 75% du Cure dans ma musique !!!
    C’était top d’avoir eu des titres comme ceux tirés de Pornography (surtout « The Figurehead ») et de Bloodflowers (même s’il manquait « Watching Me Fall »).
    Perry est un super guitariste, voir les vidéos de 2000. Oui, il était à part, c’est triste. Quelques interactions avec Reeves quand même, il fallait bien tomber pour les voir… Perry a davantage le style Cure que Reeves, excellent musicien aussi.
    Simon, mon idole (je joue de la basse)…. quelle pêche ! Ca le caractérise ! Cure sans ses rebonds et ses marathons sur scène, c’est pas Cure. Toutefois, il était peu enjoué j’ai trouvé, malgré quelques rares sourires au public. Par contre, complicité légendaire avec Robert !
    J’ai regretté une chose : aucun salut digne de ce nom des membres, sauf Robert bien sûr, à la fin des concerts, seuls quelques signes de la main des autres. J’aurais aimé sentir « l’esprit de groupe » dans les derniers moments de ces shows.
    Autres regrets, les Encore 2 !! Mais parce que je préfère leurs chansons « dark » et profondes… Et les chansons trop calibrées en timing… Où sont les versions rallongées de A Forest ?????
    MAIS, musicalement et visuellement top, je garderai longtemps en mémoire cette tournée (et les photos faites !).
    THE CURE FOREVER !

    1. Merci pour ce commentaire !
      Concernant les fins de concert, les membres du groupe laisse à Robert Smith le rôle de celui qui remercie et dit « au revoir » car ils savent, même si ils sont appréciés du public, que Robert Smith reste celui que tout le monde regarde. Je ne trouve que Roger O’Donnell est le moins impliqué, très souvent il part comme un voleur dès que le concert est fini. Parfois les dernières notes ne sont pas encore jouées qu’il a déjà un pied sur l’escalier pour quitter la scène.

  10. Tu as oublié le comportement de Simon Gallup inacceptable lorsqu’il maltraite sa basse en la balançant par terre à au moins 2 reprises…Quel baltringue !

  11. Personne n’a parlé du concert de Toulouse ou on a eu droit a une set list spéciale axé sur les années 80 avec 4 morceaux de pornography, 2 de faith
    + if only wé could sleep….
    De tous les concerts que j’ai fait depuis 1987 , je trouve que c’est ‘est le plus aboutis avec les projections sur certains morceaux comme endsong.

  12. Tout est dit dans cette belle vague de commentaires de fin connaisseurs !
    3 concerts sur cette tournée me concernant, groupe plus solide que jamais et Bobbie très touchant dans son chant et son rapport au public qui a bien reçu ses nouveaux titres.
    Ma contribution à 2 centimes : le superbe tiercé final dans le core set avec « Shake dog shake » / « From the edge » / « Endsong », vrai chant du cygne et probable ultime morceau de ce nouvel album qui tarde à sortir. Le groupe est vraiment galvanisé sur ces dernières 20 minutes.
    Mention spéciale aussi au lightshow peu évoqué ci-dessus et qui était d’un excellent niveau, vrai écrin pour toutes les perles livrées soir après soir.
    Bref, ne reste qu’à attendre la sortie de ce nouvel opus et prendre des billets pour traverser l’Atlantique en y espérant un setlist sensiblement différent.

    1. Oui, c’est vrai que je n’ai pas évoqué la scénographie qui est très réussie.
      Et je te rassure : ta contribution vaut plus que 2 centimes… 😉

  13. Hello!
    58 ans et pas un fan de la première heure . Je suis passé à côté d eux jusqu au concert de leur 40 ans, vu sur mon vidéo-projecteur et ma sono de malade , vu et revu et rerererevu etc… , jusqu à Strasbourg et la effectivement, la grosse claque, touché par la grâce, le show , le son , la variété des titres, leur logique, la puissance, le respect, la sensibilité tant des artistes que celle de son public , … je re-découvre le morceaux «  »commerciaux » » et découvre les autres . Je pense que The Cure me procure les mêmes frissons certes différents sous certains angles que le floyd, gilmour et waters , de vrais artistes qui marqueront à jamais leurs 2 siècles (hé oui !!) . En conclusion je jette un œil quotidien sur l actu de The Cure dans l attente insoutenable le leur prochain opus…

  14. Bonsoir,
    À titre perso mon live préféré des années sans album reste celui de Bercy 2008 à 4 avec Porl.
    Ils devraient le sortir en CD et DVD.

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