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Cure Summer 2026 : entre hymnes éternels et nouveaux horizons ?

The Cure donne le coup d’envoi de sa tournée des festivals le 5 juin et part pour un marathon de 31 concerts à travers toute l’Europe. Fidèle à son ADN, le groupe devrait délivrer des shows intenses et satisfaire à la fois les fans et le grand public. Mais à quoi faut-il s’attendre ? Voici une petite tentative de décryptage…

Un marathon européen sous le signe du « Sold Out »

The Cure se lancera en juin dans une tournée européenne des festivals qui s’annonce intense ! Le groupe visitera ainsi 21 pays d’Europe : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Estonie, France, Grèce, Irlande, Italie, Lituanie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Suède et Suisse. Toutefois, cet itinéraire laisse de côté quelques escales pourtant emblématiques du circuit estival : la Hongrie (avec le Sziget Festival de Budapest), la République Tchèque (festival Colours of Ostrava de Prague), la Croatie (InMusic Festival) ou la Serbie (Exit Festival). Mais on imagine qu’avec un planning aussi chargé que celui de The Cure cet été, Robert Smith a dû faire quelques arbitrages…

Les organisateurs des festivals le savent : avoir The Cure à l’affiche, c’est l’assurance d’un joli succès, que ce soit auprès du grand public, attiré par la découverte d’artistes, que par les fans purs et durs du groupe. D’ailleurs, un grand nombre des 31 dates affiche déjà complet. De l’Île de Wight à Berlin, en passant par les dates françaises, l’engouement ne faiblit pas. Cette ferveur témoigne de la place unique qu’occupe le groupe, capable de transformer chaque parc ou stade en un sanctuaire mélancolique (ou festif… ça reste quand même des festivals…) le temps d’une soirée.

Avec quel line up ?

De ce point vue là, sauf énorme surprise, on retrouvera sur scène les 5 membres ayant participé à l’enregistrement de Song Of A Lost World : Robert Smith bien sûr, Simon Gallup, Jason Cooper, Roger O’Donnell et Reeves Gabrels. Et c’est par le site officiel qu’on en a eu la confirmation, via la mise à jour de la bio du groupe le 16 octobre 2025. On savait donc dès l’automne que Perry Bamonte serait absent de la tournée, avant même la terrible nouvelle de son décès pendant les fêtes de fin d’année.

Concernant les setlists…

Deux ans après la sortie de Songs of a Lost World, les nouveaux morceaux se sont imposés comme des piliers du répertoire. On peut s’attendre à ce que des titres comme Alone ou Endsong servent de balises émotionnelles, ouvrant et fermant des sets qui devraient dépasser les deux heures. Reste à savoir si Robert Smith décidera de jouer ces chansons qui ne sont peut-être pas les plus adaptées à un festival… Mais si c’est le cas, nul doute qu’il sera nécessaire de faire quelques nouveaux arrangements afin de pouvoir les adapter pour 5 musiciens (contre 6 lors de la précédente tournée Shows Of A Lost World).

Si on jette un coup d’œil aux titres joués lors des précédentes tournées (SummerCure 2012 et Summer Festivals 2019) , certains semblent incontournables. Il n’y a pratiquement aucune chance de voir un concert de The Cure sans les 11 chansons ci-dessous (dont 10 singles) qui constituent l’ossature « Best-of » indispensable pour un public de festival.

  1. A Forest
  2. Boys Don’t Cry
  3. InBetween Days
  4. Just Like Heaven
  5. Lovesong
  6. Lullaby
  7. Pictures of You
  8. The Walk
  9. From the Edge of the Deep Green Sea
  10. Play for Today
  11. Friday I’m In Love

Ajoutez à cela quelques titres qui ont gagné depuis 2019 un statut de « titulaire indiscutable » (Burn, A Night Like This, Shake Dog Shake et Fascination Street) et on obtient une bonne base. Bien sûr, on devrait avoir droit à quelques surprises avec des chansons jouées plus rarement (comme par exemple At Night, Doing The Unstuck, Primary, Just One Kiss).

De nouvelles chansons ?

The Cure va-t-il jouer de nouveaux titres à l’occasion de cette tournée 2026 ? Là est peut-être la principale question que se posent les fans. Car n’oublions pas que le groupe est retourné au Rockfield Studio en mars 2025 pour enregistrer 13 chansons en vue d’un prochain album (qui au final devrait en contenir 10). Donc théoriquement, The Cure peut proposer de la nouveauté… Mais Smith décidera-t-il de le faire ? Ce n’est pas impossible, d’autant plus que le successeur de Songs Of A Lost World est, d’après ce qu’en dit Smith, bien moins oppressant. De là à être fait pour être joué dans le cadre d’un festival ?

Des places trop chères ?

C’est une critique qu’on a vu émerger ici et là sur les réseaux lorsque les premiers festivals ont été connus et que les places ont été mises en vente. Et il est vrai que certains événements sont bien plus chers que d’autres. Prenons l’exemple du Primavera Sound (Barcelone, Espagne) où le pass journée pour le vendredi 5 juin (jour de The Cure) avoisine les 110 € à 125 € (le pass 3 jours grimpe jusqu’à 245 € et plus de 450 € en VIP). Le festival Pinkpop (Landgraaf, Pays-Bas) propose un billet journée à 155 € (pour le week-end complet avec camping, il faut compter 305 €) et pour Rock Werchter (Werchter, Belgique), il faudra débourser 140 € pour un ticket journée (le pass pour les 4 jours est à 315 €). Il est sûr que si un spectateur occasionnel est prêt à dépenser ces sommes, ce n’est évidemment pas le même calcul pour les fans qui font souvent 3 ou 4 dates voire davantage. Et la note peut être salée lorsqu’on ajoute les déplacements et les nuits d’hôtels…

Mais certains festivals sont heureusement plus accessibles. C’est le cas notamment pour le North Festival (Porto, Portugal) où une place journée en fosse coûtait « seulement » 55 € lors de la mise en vente pendant la phase 1 (aujourd’hui on en est à la phase 2 et les places sont à 85 €). Et pour le Festival Pagaille (Bordeaux, France), les places en fosse sont accessibles à 75 € (100 € en fosse Or).

Mais qui fixe les prix des places ? En théorie, ce sont les organisateurs du festival qui décident du prix des billets. Leur objectif est simple, il faut équilibrer leur budget en tenant compte de nombreux frais : le cachet du groupe (le plus gros poste, qu’on estime à 1 ou 1,5 million d’euros pour faire venir The Cure), la location du site, la sécurité, la logistique, et la promotion.

Bien sûr, Robert Smith est connu pour intervenir directement dans la politique tarifaire. Il milite activement pour des prix « honnêtes » et refuse souvent les pratiques comme le « dynamic pricing«  (où le tarif augmente selon la demande). Lors des négociations, le groupe peut même imposer un « prix plafond » pour les billets dans son contrat de booking. Si l’organisateur veut absolument The Cure, il doit accepter de ne pas vendre les places trop cher (même s’il sait qu’il pourrait les vendre le double). Mais Smith l’a-t-il exigé ? Difficile à dire…

Mais une chose est sûre : il faut profiter du groupe tant qu’il est temps… Car Robert Smith a émis le souhait d’arrêter toute activité (du moins sous le nom The Cure…) en 2029 à l’occasion de ses 70 ans. Et connaissant les attentes de son public et sa propre exigence, The Cure devrait être au rendez-vous cet été et nous offrir de très belles prestations…

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