Robert Smith / Tim’s Listening Party
En décembre 2024, Robert Smith a participé à l'émission Tim's Listening Party de Tim Burgess sur Absolute Radio, dont je vous propose ici la vidéo sous-titrée en français.
Et à l'occasion de cette interview de plus d'une heure, Robert Smith s'est beaucoup confié : sur Songs Of A Lost World, les concerts, Reeves Gabrels, comment il fait pour garder sa voix aussi belle (spoiler : en fait il ne fait rien, il dit que la qualité de sa voix s'explique par la génétique...), l'enregistrement au studio Rockfield, ses souvenirs de l'alunissage en 1969, et bien d'autres choses... Je vous encourage vivement à regarder cette interview où on découvre un Robert Smith humble, drôle et sensible (mais si vous souhaitez avoir quelques infos clés, j'ai mis une brève synthèse juste en dessous de la vidéo !).
À propos de Songs of a Lost World et du studio Rockfield
Robert Smith admet avoir du mal à accepter les compliments et l'immense vague d'amour reçue pour ce disque. Il précise que l'idée du titre et de l'album est née de l'isolement au studio Rockfield (Pays de Galles), où le groupe a créé son propre monde, coupé de l'extérieur pendant un mois. Il a cherché à recréer une atmosphère rappelant l'année 1969. Il décrit par ailleurs cette expérience comme l'un de ses moments préférés, la comparant à une "capsule temporelle". Mais il place l’enregistrement de l'album Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me aux studios de Miraval en France comme ses sessions préférées. Et bien sûr, cela n’a aucun lien avec le fait que le studio avait sa propre production de vin et que le groupe pouvait se servir à volonté dans les caves...sauf qu’au bout d’une semaine le studio a dit stop face à la consommation du groupe !
Les fans de The Cure
Un point central de l'interview est la reconnaissance de la fidélité des fans. En effet, Robert Smith souligne le sentiment de communauté qui s'est renforcé au cours des 15 dernières années. Le groupe attire désormais un public très large, mélangeant des fans de la première heure (qu'il connaît parfois personnellement) et une nouvelle génération de jeunes auditeurs. Il affirme que les fans sont la raison essentielle pour laquelle le groupe continue d'exister et a sorti Songs of a Lost World
Les performances live
À propos du concert au Troxy en novembre 2024, Robert Smith avoue qu’il y avait une forte tension sur scène lors de l'interprétation de nouvelles chansons pour la première fois, notamment à cause de la retransmission en direct qu’il a annoncé au reste du groupe seulement une semaine avant l’événement !
Toujours à propos du Troxy, ilexplique qu'il trouve plus difficile de jouer dans de petites salles car il peut croiser le regard des spectateurs, ce qui le rend très nerveux et peut lui faire perdre ses moyens, contrairement aux grands festivals où la foule devient une "masse amorphe" plus confortable pour lui.
Il raconte avec humour l’incident avec la sangle de Simon Gallup (à cause d'une veste un peu trop glissante) ce qui a distrait Smith au moment de commencer à chanter « Alone », ainsi que son oubli des paroles sur Friday I’m In Love.
Les guitaristes
Robert Smith parle du recrutement de Reeves Gabrels en 2012 et à quel point c’est un guitariste talentueux, amateur de sons plutôt que de mélodies. Il évoque également Porl (Pearl) Thompson et comment il l’empêchait d’être un « guitar hero » car cela ne correspondait pas au style de The Cure.
Réflexions et expériences personnelles...
Interrogé sur la préservation de sa voix après 50 ans, Robert Smith répond avec ironie qu'il a pourtant fait tout son possible pour se "tuer" durant cette période...
Il confie qu'il a été "horrifié" de finir par être le chanteur du groupe et se souvient avoir chanté la mauvaise chanson lors de leur tout premier concert.
Bien qu'ils aient expérimenté de nombreux styles, il estime que le cœur du groupe conserve un "son familier" propre à The Cure.
Au moment d’évoquer « I Can Never Say Goodbye”, on sent que Robert Smith est mal à l’aise car très pudique à l’idée d’évoquer la mort de son frère, qui l’a beaucoup perturbé.





